L'idée de Flatpak, c'est que vous construisez votre logiciel dans un système « virtualisé », c'est-à-dire que vous avez une sorte de petite boîte qui contient un sous-ensemble des choses dont vous avez besoin sur votre système pour faire fonctionner ce logiciel, et lorsque votre logiciel est distribué, eh bien cette petite boîte est réutilisée sur les systèmes de tout le monde, ce qui fait que vous n'avez plus besoin d'adapter votre logiciel à toutes les configurations de Gnunux possibles et imaginables.
Alors sur le papier, c'est sympa, mais évidemment, on récupère les inconvénients de la gestion de logiciels « à la Windows » : un logiciel devient mécaniquement plus lourd à installer puisqu'il va embarquer un certain nombre de dépendances, et même si ces dépendances peuvent encore être partagées, la multiplication des versions – qui permettent une plus grande simplicité du point de vue développement – implique nécessairement un plus grand espace disque occupé du point de vue utilisation.
Et force est de constater qu'au lancement de Flatpak, en 2016, la réception dans l'univers gnunuxien a été pour le moins… froide. Moi le premier, au départ, j'ai regardé le projet avec beaucoup de dédain, considérant que ça cassait la philosophie de Gnunux – simplicité, sobriété – et que c'était la porte ouverte à des logiciels lourdingues, mal foutus et mal packagés… puisque ça n'obligeait plus les dev à se tenir à jour sur les versions des bibliothèques et à rester compatible avec les sy