extrait actu
« Si ma communication n’est pas sur X, elle est invisible »
Pour Pierre Ouzoulias, sénateur et membre de la commission culture du Sénat, « si l’information ne va pas aux journalistes, ils n’ont plus les moyens d’aller chercher l’information ». X est devenu, selon l’élu, un canal indispensable pour faire exister certaines prises de parole politiques. Un constat partagé par Denis Masséglia, député Renaissance : « Si ma communication n’est pas sur X, elle est invisible auprès des différents journalistes. Le jour où la presse reprendra mes communications sur LinkedIn plutôt que sur Twitter, je quitterai X », résume-t-il.
Pour Laurent Lafon, également sénateur (Union Centriste), la réponse ne peut pas être un simple départ individuel. Il assume de « continuer à se poser la question [d’un départ de X] », mais « renoncer parce qu’on est attaqué, ce n’est pas non plus satisfaisant ». Quitter X reviendrait aussi à abandonner un terrain où d’autres acteurs politiques sont particulièrement actifs. « Je me suis posé la question, mais j’ai décidé de ne pas le faire, pour ne pas laisser la place à des partis qui, eux, y restent présents », confirme Denis Masséglia.
Quitter le réseau social dirigé par Elon Musk n’en fera pas disparaître tous les écueils, pas plus que l’interdire durant la campagne. Pour Pierre Ouzoulias, la proposition de Marine Tondelier est « irréaliste » : « On n’arrive déjà pas à obtenir d’Elon Musk une régulation correcte de son réseau pour éviter tous les appels à la haine et l’antisémitisme… » Le vrai problème, aux yeux de nombre de ces élus : X est-il