Car les nazis ne s’en prenaient pas aux « sionistes », mais aux Juif·ves. Dans cette phrase, le « vous » désigne donc implicitement les Juif·ves victimes des nazis. Ces propos s’inscrivent ainsi dans une longue histoire de discours antisémites. L’analogie mobilisée ne vise pas à critiquer une idéologie ou un État, mais à désigner un groupe comme un ennemi absolu. La suite du message — « jusqu’à la dernière goutte de sang, nous résisterons » — renforce cette lecture. Cette formule inscrit le propos dans un imaginaire de violence totale et contribue à banaliser un langage d’anéantissement.
Dans un contexte de violences bien réelles et de tensions extrêmes, un tel choix lexical est profondément irresponsable.
Dans un autre tweet visant nommément Ariel Weil, élu à la Mairie de Paris Centre, Rima Hassan le qualifie de « grand défenseur de l’idéologie coloniale sioniste » en pointant son lieu de naissance en « Palestine occupée » comme élément à charge. Critiquer un responsable politique en raison de son lieu de naissance constitue un procédé xénophobe. Par ailleurs, en contestant une nouvelle fois la légitimité de l’existence d’Israël, rebaptisée « Palestine occupée », elle s’affranchit du cadre du droit international qu’elle prétend incarner.
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