Déjà, nous n'avons pas tous la même définition de qui est puissant ou non. On pourrait répondre que certaines situations de domination sont objectivables. Certes, mais même dans ces cas-là, le problème persiste: par exemple peut-on attaquer un puissant par n'importe quelle moquerie?
ne risque-t-on pas de viser aussi une catégorie plus générale à laquelle il ou elle appartient, dans laquelle seront aussi des personnes non puissantes? il suffit de voir les polémiques internes à un champ politique (par exemple peut-on se moquer du physique d'Alice Cordier, etc).
Il faut sortir de ces distinctions morales abstraites qui ne permettent pas de penser les rapports entre humour et pouvoir
(ceci dit, même si je suis en désaccord sur ces points, il y a plein d'autres bonnes choses dans le livre d'Olivia Gazalé)
@laelia_ve
Ok mais ne risque-t-on pas de tomber dans la paralysie discursive, au sens où on n'oserait pas s'attaquer à un puissant car il y aurait risque de faire des dommages collatéraux?
(Je n'ai personnellement pas de réponse à cette question)
@mespique @laelia_ve Honnêtement, non. Parce que l'enjeu n'est pas de s'attaquer à un puissant, mais comment on s'attaque à un puissant. Si on reprend ce qui est dénoncé sur Cordier, ce n'est pas le fait de critiquer Cordier, c'est de le faire en faisant de l'humour sexiste, puisque c'est sur son physique, alors qu'il y aurait plein d'autres possibilités non-oppressives de la critiquer.