Présenter sa carte d'identité ou utiliser FranceConnect sera-t-il bientôt obligatoire pour accéder aux réseaux sociaux ? C'est ce que prépare une proposition de loi imposant une vérification d'âge pour empêcher les moins de 15 ans d'utiliser ces plateformes. Poussé par la France et la Commission européenne, un tel mécanisme porterait un coup très grave à l'anonymat, la vie privée et la liberté d'expression en ligne.
@LaQuadrature Déjà, faudrait qu’ils sécurisent un peu France Passoire, après, on verra.
@LaQuadrature
encore faudrait-il que France Connect(+ en l'occurence) soit fonctionnellement irréprochable...
Impossible de me connecter via l'identité numérique de la Poste depuis plusieurs semaines maintenant...
ha
ha
ha
...
@LaQuadrature Et on a une définition claire (au sens juridique) de ce qu'est un réseau social ?
Une proposition de loi est en cours de discussion depuis janvier pour obliger les réseaux sociaux à vérifier l'âge de leurs utilisateur·rices dans le but d'interdire aux mineur·es de moins de 15 ans d'y accéder.
Or, pour vérifier l'âge d'une personne en ligne, il faut nécessairement vérifier son identité : soit en exigeant que l'internaute se connecte avec une identité numérique d'État (comme FranceConnect), soit en vérifiant un titre d'identité comportant sa date de naissance.
Une proposition de loi est en cours de discussion depuis janvier pour obliger les réseaux sociaux à vérifier l'âge de leurs utilisateur·rices dans le but d'interdire aux mineur·es de moins de 15 ans d'y accéder.
Or, pour vérifier l'âge d'une personne en ligne, il faut nécessairement vérifier son identité : soit en exigeant que l'internaute se connecte avec une identité numérique d'État (comme FranceConnect), soit en vérifiant un titre d'identité comportant sa date de naissance.
Résultat : si cette loi passe, l'expression en ligne sur un réseau social sera conditionnée à un contrôle d'identité préalable. Ce serait donc la négation du droit à l'anonymat en ligne, et cela créerait une atteinte extrêmement grave à la vie privée et à la liberté d'expression. Surtout que, pour empêcher les mineur·es d'accéder aux réseaux sociaux, c'est l'ensemble des internautes, jeunes comme vieux, qui devront se plier à ce contrôle d'identité.
Résultat : si cette loi passe, l'expression en ligne sur un réseau social sera conditionnée à un contrôle d'identité préalable. Ce serait donc la négation du droit à l'anonymat en ligne, et cela créerait une atteinte extrêmement grave à la vie privée et à la liberté d'expression. Surtout que, pour empêcher les mineur·es d'accéder aux réseaux sociaux, c'est l'ensemble des internautes, jeunes comme vieux, qui devront se plier à ce contrôle d'identité.
Certes, pour les sites pornographiques, qui sont déjà soumis à une obligation de vérification d'âge, la technique d'estimation d'âge est actuellement utilisée : pas besoin de montrer ses papiers, une IA analyse le visage pour dire s'il correspond à la tranche d'âge autorisée.
Mais cette technique est intrinsèquement défaillante : se dessiner une moustache ou encore présenter à la machine une vidéo de visage issue d'une banque d'images sont autant de manières de la tromper.
On assiste à une stratégie coordonnée entre la France et la Commission européenne pour imposer cette vérification d'âge (et donc d'identité) au niveau de l'UE.
La Commission pousse l'idée que la vérification d'âge pourrait se faire de manière « complètement anonyme », pour reprendre une phrase de sa présidente. C'est faux.
La France affirme que sa technique de « double-anonymat » (novlangue pour désigner un concept cryptographique appelé « ZKP ») sera respectueuse des libertés. C'est faux.