Le terme trouve son origine dans l’Amérique du XVIIIe siècle avec un certain Charles Lynch, juge de paix de l’État de Virginie, qui décide alors de mettre en place des procès expéditifs pour faire face aux vagues de contestations menées contre le régime colonial. Cette pratique, appelée « loi de Lynch », se développe ensuite dans d’autres États, où sévissent des « comités de vigilance » qui poursuivent les populations noires. Ces comités évolueront pour donner naissance au mouvement suprémaciste blanc du Ku Klux Klan.
« Les lynchages étaient des actes de violence publics perpétrés par les Blancs pour terroriser et contrôler les Noirs aux XIXe et XXe siècles, notamment dans le sud des États-Unis, rappelle l’organisation états-unienne de défense des droits civiques NAACP. Si l’on associe généralement les lynchages à l’image d’hommes et de femmes noir·es pendu·es à des arbres, ils impliquaient aussi d’autres formes de brutalité extrême, comme la torture, la mutilation, la décapitation et la profanation. Certaines victimes étaient brûlées vives. »