Ouverture de la soirée du #20janvier par David Chavalarias. « les infrastructures que l’on prenait pour des infrastructures de confort sont devenues des infrastructures de contrôle ».
Ouverture de la soirée du #20janvier par David Chavalarias. « les infrastructures que l’on prenait pour des infrastructures de confort sont devenues des infrastructures de contrôle ».
Le juge Nicolas Guillou ouvre les interventions. « C’est à cause de la dépendance aux grands acteurs du numérique que je suis ici. Cette dépendance s’est transformée en vassalisation. Depuis l’année dernière, l’arme des sanctions que nous avons bâties avec les américains a été retournée contre l’Europe pour nous dominer. L’année dernière 11 juges de la cour pénale internationale ont fait l’objet des mêmes sanctions numériques que nous avions prévues contre les terroristes. »
« Les sanctions américaines sont un révélateur de la dépendance del’Europe aux États-Unis.
Que faire ? Pour les juges, il faut tenir car sans cela il n’y a pas de projet de justice internationale, et même pas de justice du tout.
Le numérique est une activité critique. Il faut par le droit et par la technologie nous sortir de cette dépendance.
Nous devons trouver le chemin de la souveraineté numérique, c’est une condition de l’État de droit. » #nicolasguillou
Suit l’intervention d’Aurore Lalucq députée européenne. « j’ai été consternée par l’absence de soutien politique de Nicolas Guillou, et encore plus par l’absence de portage politique pour trouver des solutions générales. J’ai trouvé ça hallucinant !
Ça illustre assez bien la relation actuelle de l’Europe avec les États-Unis. Ne pas faire de vague, ne pas réveiller la bête.
Donald Trump, comme Vladimir Poutine, dit ce qu’il va faire. Taper sur nos démocraties. »
« Il va falloir faire ce qu’on se refusait de faire, faire de la planification et passer des commandes aux entreprises. Dans le domaine des moyens de paiement, de l’armement, du numérique, à des entreprises européennes. » Aurore Lalucq
« On peut mettre en œuvre un certain nombre de politiques très rapidement. Beaucoup de journaliste me demandent “est-ce qu’on peut ?”, ça n’est pas la bonne question. Il faut demander “est-ce qu’on doit ?” »
« Il faut faire l’Euro numérique et passer par notre banque centrale plutôt que par Visa. Il faut aussi obliger à accepter le cash. Ceux qui veulent tuer l’euro numérique sont clairement à l’extrême droite. » Aurore Lalucq #digitaleuro #euronumerique
Robin Berjon et enchaîne sur l’histoire de la distopie libertarienne du monde numérique. « La démocratie c’est con, on peut tout faire avec un gouvernement rationnel. Ici une illustration du mouvement #technocracy des années 30 et auquel appartenait le grand-père d’Elon Musk. Remarquez la carte des États-Unis qui va du #Venezuela au #Groenland. »
« Une infrastructure autoritaire implique une société autoritaire »
#Alt4me je vous mets les trois dernières pages de la présentation
Suit une séssion animée et et #JeanCattan avec notre collègue Anne Bellon et Sydney Wheeler qui ouvre le propos « quand je suis arrivé en Europe j’étais très étonnée par l’intérêt des français pour la protection des données personnelles. Aujourd’hui je travaille pour @opentermsarchive ! »
« Nous avons des alliés. Il y a beaucoup d’acteurs états-uniens qui combattent les Big Tech. Intéressés notamment par l’article 40 du DSA. » Anne Bellon
https://www.eu-digital-services-act.com/Digital_Services_Act_Article_40.html
Suit Fiona Scott Morton.
“Many americans are shocked by what is doing Trump.
How do we fix that? The European DMA is a powerful tool because it mandates the digital platform to be interoperable. It allows for portability of digital data. It allows for innovation. Now EU enforcement needs to happen. Private enforcement in national courts. National competition authorities can also act. The EU Commission should categorize AI tool as digital assistants to submit them to the DMA.”
La suite avec Henri Verdier qui est désormais DG de la fondation Inria. « Grace à Trump les européen·nes deviennent Gaulliste et les anglais redeviennent européens »
Benoît Piédallu nous parle communs numériques de l’éducation. « Que disent les textes et notamment les textes stratégiques ? 1. Les élèves doivent avoir une éducation numérique à la souveraineté. 2. Hébergement souverain des services numériques et notamment educonnect. Nous ajoutons les logiciels libres, seule façon d’être souverains sur le devenir du logiciel. Et nous allons plus loin avec les communs numériques. »
On rate un peu le propos de Mike Bracken pour des problèmes de connectivité réseau et on passe à Julie Ripa de la Dinum, responsable de la suite numérique. « la suite est faite en Europe, principalement de l’open source produit en France, en Allemagne et aux Pays-Bas. »
Emmanuelle Roux de l’IGN nous parle de l’excellent #Panoramax construit avec #OpenStreetMap. Et de Cartes IGN qui favorise la découvrabilité du territoire. Et enfin la République des cartes, une large coalition pour créer des communs cartographiques.