Dans ce billet revenant sur les conditions de l’abandon des solutions informatiques relevant des GAFAM, David Monniaux pointe particulièrement les milieux universitaires de SHS et leur ignorance du problème :
"Il est assez éclairant que les milieux universitaires de sciences humaines et sociales, si prompts d’habitude à déclarer que « tout est politique », aient très généralement ignoré ces questions. Les mêmes personnes qui dénoncent le pouvoir excessif que la fondation de Bill Gates exerce en Afrique ne semblent pas faire le lien avec le fait d’imposer la transmission de devoirs ou d’articles scientifiques au format Microsoft Word, ou avec les marges très importantes que la société Microsoft réalisait (et sans doute réalise encore) sur sa suite bureautique".
L’auteur rappelle qu’une telle prise de conscience nécessite d’être informé, et d’accompagner les utilisateurs dans leurs pratiques :
"il faut avoir conscience, y compris au sens politique, du problème à résoudre, se donner des objectifs clairs et tenables, quitte à procéder par étapes, accompagner les utilisateurs et bien tenir compte de leurs remontées".
En 2025, que nos universités (au Québec du moins) roulent tombeau ouvert sur des infrastructures type MS365 sans voir le problème interpelle.
Pour avoir posé la question de cette ultra-dépendance au service TI de mon univ, avec une réponse renvoyant tant à la boîte noire des décideurs (rectorat de l’univ) qu’à l’assurance de bénéficier de serveurs réservés strictement à l’université (ce qui reste problématique), je ne peux que confirmer que la prise de conscience - 1ère étape - va être encore longue…