La banalisation des extrêmes climatiques est peut-être l’un des dangers les plus insidieux du changement climatique.
1/6
L’être humain s’habitue très vite à de nouvelles normes : ce qui paraissait exceptionnel il y a vingt ans finit par devenir « un bel été », « une météo idéale » ou « une bonne nouvelle pour le tourisme ».
2/6
Mais l’agriculture, les forêts et les écosystèmes ne s’adaptent pas au même rythme que notre perception.
3/6
Une température de 40 ou 41°C en septembre n’est pas anodine : elle augmente l’évapotranspiration, assèche les sols, accroît le stress hydrique des cultures et des arbres, perturbe les cycles biologiques et prolonge le risque d’incendie.
4/6
Notre perception du climat peut changer en quelques années. La physiologie d’un chêne, d’une vigne ou d’un écosystème, non.
5/6
C’est tout le danger du shifting baseline syndrome : à force de repousser mentalement la frontière de ce que nous considérons comme « normal », nous finissons par banaliser ce qui reste biologiquement extrême.
6/6