En environnement, cette peur se traduit par la peur de devenir les autres. On a été témoins pendant plusieurs décennies des conséquences néfastes de l'impérialisme, dont les changements climatiques, dans plusieurs pays du Sud. L'Occident est forcé de reconnaître qu'il n'est plus possible de tenir à distance ces conséquences. C'est bientôt « notre tour»; voilà ce qui effraie. On retrouve cette crainte dans la manière qu'ont les médias occidentaux de rapporter des catastrophes qui s'expliquent par la crise climatique ou qui sont exacerbées par celle-ci. Un exemple qui illustre parfaitement cette habitude dans le mouvement nous a été donné lors de l'épisode de smog intense à Montréal durant l'été 2023. Plus précisé-ment, lors des journées où Montréal avait la pire ou l'une des pires qualités de l'air parmi les mégalopoles du monde. Ce qui a rendu la chose exceptionnelle n'était pas le fait que l'air puisse être d'une aussi piètre qualité, mais bien le fait que ça