Rappel qu'on peut s'engager partout où on est, à sa mesure, selon ce qu'on se sent de faire ou non, au moment où on en est perso. Y'a pas de formes d'engagement à dénigrer (tant qu'on vise l'émancipation hein).
J'avais suivi une intervention qui expliquait que le zéro déchet avait eu un succès auprès de femmes avec peu de temps libre et beaucoup de travail domestique, précisément parce qu'en faisant le calcul, c'était dispo pour elles.
Elles n'avaient pas le temps de rejoindre des collectifs, d'aller en manif, pas de possibilité de risquer le sabotage ou le goût de la désobéissance civile. Et un action chez elles, ancrée dans le quotidien, était la meilleure option. CQFD le zéro déchet.
Rappel obligatoire que je pense pas du tout que le zéro déchet soit vraiment un truc individuel et domestique. Vu que j'ai littéralement écrit que c'était d'abord anticapitaliste et axé sur le gaspillage comme notion politique https://blog.whoz.me/zerowaste/en-finir-avec-le-zero-dechet/
Semi-related, l'intervention d'après soutenait que malgré l'écrasante majorité de femmes dans le "zéro déchet, zéro gaspillage", c'était pas du tout un éco-feminisme.
La sociologue constatait que dès qu'une tentative de montée en généralité vers la domination patriarcale arrivait, une membre de la communauté observée intervenait pour dire "Oui, mais mon mec est différent, donc pas tous les hommes". Ce qui empêchait le zéro déchet de se politiser là-dessus.
@burgervege
Le zéro déchet sans éco féminisme c'est du tri sélectif