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Pourquoi des Robots Humanoïdes ?

Où il est question de robots, surtout humanoïdes, ainsi que de Chine qui aime bien montrer ses robots au reste du monde en ce moment.
Métaphorismes
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Avertissement préliminaire : je ne suis spécialiste ni de la robotique, ni de la Chine. Ce qui suit n'est que le fruit de mes réflexions et hypothèses. J'ai toutefois la prétention de savoir un peu plus que la plupart de mes compatriotes ce qu'il se passe en Chine et quelles sont certaines des motivations de ses ressortissants et de ses dirigeants à l'heure actuelle, ne serait-ce que par proximité géopolitique. J'aurais pu écrire quelque chose de plus élaboré, avec des sources provenant de vraies recherches, mais honnêtement, cela me prendrait un temps que je n'ai pas envie de consacrer à cela.
Quant à la robotique, j'ai un bon "prof" (je vous parlerai un peu de lui à la fin de l'article).

Les deuxièmes "World Humanoid Robot Games" viennent de se terminer. Je ne crois pas que l'événement ait un nom officiel en français, mais à moins que vous ne soyez totalement réfractaires à l'anglais, vous aurez compris qu'il s'agit d'une sorte de Jeux olympiques des robots humanoïdes.

Plus tôt cette semaine, au cours d'une discussion avec un ami et ses contacts sur Bluesky/Eurosky, la question s'est rapidement posée : pourquoi vouloir fabriquer des robots humanoïdes ? Et par extension, pourquoi organiser un tel événement ?

Voici quelques-unes des réponses des participants :

Une tentative d'intimidation techno-solutionniste du capital envers le prolétariat (pour faire bref).
Créer des super-flics ou des super-troufions, certainement pas d'améliorer les conditions de vie des gens.
Gros business à la clé dans l’armement avec les régiments de robots au sol, capables de surclasser l’homme.
Le but, c'est de montrer que l'humanité est périmée, dépassée par la technologie et que l'heure du transhumanisme est venue.

Je ne les trouve pas du tout surprenantes et je ne suis pas en désaccord avec elles dans l'absolu, mais... Ces réponses se placent dans une perspective occidentale et occidentalo-centriste (ça se dit ça ?), et ignorent (dans les deux sens du terme) le contexte chinois.

Je ne peux pas le leur reprocher, c'est leur champ de référence, et ce n'est pas de leur faute si, en Occident en général et en Europe en particulier, la Chine reste perçue comme un pays lointain, obscur, pas si important que ça à l'échelle internationale, ou alors comme une menace potentielle dans le futur, à un pays qui va devenir important et qui va compter compter dans le futur, etc.

Seulement voilà. Quand on parle de robots, surtout de robots humanoïdes, je trouve que leur provenance est d'une importance considérable pour réfléchir au sujet et en parler. Toutes les citations ci-dessus sont parfaitement valables pour les projets robotiques occidentaux (oui bon, surtout américains). Même si la technologie est essentiellement développée dans des universités, ce sont surtout les tech-milliardaires et l'armée qui communiquent dessus, et ni l'un ni l'autre ne sont dignes de confiance pour le bien-être des gens. Il se trouve que les choses sont un peu différentes en Asie.

Si je vous dis Asie et robot dans la même phrase, vous allez peut-être penser au Japon.

Ça tombe bien, dites donc, c'est là où je vis.

Je ne suis pas tout à fait sûr de l'origine des robots humanoïdes dans l'imaginaire collectif (je ne parle pas ici de golems et de monstres de Frankenstein, mais bien des premiers "vrais" robots humanoïdes). Serait-ce le robot de Métropolis qui fête cette année ses 99 ou 101 ans selon (le premier pour le film, le deuxième pour le livre dont le film est une adaptation) ? Peut-être bien. Mais au Japon, c'est Tetsuwan Atom (connu dans notre langue sous le nom d'Astro le petit robot, ou encore Astro Boy), qui a fait entrer les robots humanoïdes dans la culture et l'inconscient japonais. Si vous ne vous rendez pas bien compte, sachez que l'impact d'Astro Boy au Japon a été considérable. On pourrait presque le comparer à Astérix ou Tintin chez nous. N'oublions pas qu'Astro Boy a jeté les bases du concept même d'anime tel qu'on l'entend aujourd'hui.

Je trouve très intéressant que le robot "originel" soit celui de Métropolis en Occident et Astro Boy en Asie. Je pense même que c'est d'une importance capitale pour l'idée même de robot dans nos diverses cultures. Bien sûr, il y a eu des robots "gentils" dans la culture occidentale et des robots "méchants" en Asie, mais dans la genèse même de ces êtres non vivants, il y a une opposition fondamentale.

Le robot occidental est dangereux, il ne veut pas forcément le bien de l'humanité et il menace même souvent de la remplacer. C'est l'un des thèmes principaux de la science-fiction, je ne vous apprends rien.

Mais au Japon, le robot est très souvent l'assistant de l'humain, son ami, son protecteur.

Et c'est toujours dans cette logique que le Japon a tenté de développer de vrais robots, avec plus ou moins de succès. Souvent un succès technique, mais rarement un succès commercial. Alors que le robot domestique reste encore de la science-fiction en Occident, ce n'est plus le cas au Japon. Ce ne sont pas un, mais deux robots humanoïdes qui ont déjà été commercialisés et que n'importe qui pouvait acheter.

Il y a d'abord eu Asimo. Conçu par Honda, le premier modèle a été créé en 2000 et le dernier en 2011. Le projet a été totalement abandonné il y a quelques années et, sauf erreur de ma part, certains modèles étaient disponibles à la vente pour les particuliers. Puis vint Pepper, lancé en 2014 avec un grand battage médiatique et l'espoir que toute une nation retrouve enfin ce pour quoi elle était autrefois connue : son avance technologique (quoique j'apprends en vérifiant mes informations que Pepper était une coproduction française). Alors qu'Asimo avait plusieurs fonctions théoriques, autant dans la maison que dans l'industrie, Pepper n'avait qu'une seule fonction : ludique. Oui, juste un jouet à plusieurs milliers d'euros dont le but était de faire enfin entrer les robots dans les maisons (une chose dont le Japon rêve donc depuis Astro Boy), et pas grand-chose de plus. Bien entendu, ce fut un flop commercial. Je n'ai pas de chiffres exacts, mais plusieurs dizaines de milliers ont été fabriqués pour seulement quelques milliers vendus !
J'en ai croisé quelques-uns dans des galeries commerciales, à l'entrée des magasins Softbank qui en disposaient tous au milieu des années 2010 (Softbank n'est pas une banque, mais un opérateur téléphonique qui... possédait l'entreprise fabriquant Pepper). Le robot a officiellement pris sa retraite en 2025.

(mes enfants et Pepper pour Noël 2017)

Et peu à peu, le Japon s'est réveillé de son rêve de devenir une société cohabitant avec des robots humanoïdes. Le problème n'est pas technologique, ni même psychologique (comme il pourrait l'être en Occident), c'est surtout que... à quoi ça sert, en fait ?

Aujourd'hui, le Japon n'a pas abandonné la recherche robotique, loin de là, mais celle-ci s'éloigne des robots humanoïdes pour se tourner vers des robots plus utiles, quelle que soit leur apparence. S'ils existent dans les usines du monde entier depuis bien longtemps, on commence aussi à les voir apparaître dans la vie quotidienne au Japon, mais ils ressemblent bien plus souvent à R2-D2 qu'à C-3PO. De nos jours, j'en croise régulièrement dans deux endroits : les robots nettoyeurs dans les centres commerciaux et les robots-serveurs dans certaines chaînes de restaurants. À chaque fois, le robot en question ressemble à un gros cylindre avec des roues (et parfois un visage de petit chat mignon sur son écran LED). Cette fois-ci, ils sont un peu plus qu'un simple gadget, car la dépopulation du pays se fait sentir de plus en plus et partout, y compris dans de nombreuses entreprises qui ont de plus en plus de mal à recruter, surtout pour des emplois non qualifiés à bas salaire. Par conséquent, de plus en plus de choses pouvant être automatisées le sont (les caisses automatiques sont maintenant la norme dans de nombreux magasins).

Un autre domaine où la robotique se développe est l'aide à la personne. Le déclin démographique du Japon n'est qu'une partie du problème. Le plus important est que c'est la jeunesse qui disparaît, alors que le pays continue d'avoir la plus grande longévité du monde. Bref, il y a de plus en plus de personnes âgées de moins en moins autonomes au fur et à mesure qu'elles atteignent des âges canoniques (il y a aujourd'hui plus de 100 000 centenaires dans le pays), et en même temps, il y a de moins en moins de bras jeunes, forts et en bonne santé pour s'occuper d'elles. Du coup, les robots commencent à devenir communs dans les services de gérontologie des hôpitaux et dans les maisons de retraite. N'ayant jamais mis les pieds dans l'un ni dans l'autre, je ne peux vous parler d'expérience personnelle cette fois-ci.

Mais j'ai déjà écrit bien trop de paragraphes sur le Japon alors que j'étais venu vous parler de la Chine.

J'y viens, mais je pense que cette longue introduction était nécessaire pour tenter de comprendre la situation chinoise.

Je pense que cette dernière est une suite logique de l'histoire des robots au Japon. Tout d'abord, même si vous savez certainement que les deux pays ne sont pas les meilleurs amis du monde, vous savez peut-être moins que le soft power japonais a tout de même un certain succès en Chine. Les Chinois sont en effet assez friands de la pop culture japonaise et aujourd'hui, un grand nombre d'entre eux a grandi avec la science-fiction et les robots japonais, un peu comme nous l'avons fait en Europe avec leurs équivalents américains. En Chine aussi, le robot est perçu comme un outil pratique et pas vraiment comme une menace.

Mais il y a un domaine dans lequel la Chine et le Japon sont très différents, voire sur des routes opposées : la situation économique. Alors que le Japon ne s'est jamais remis de la crise de 1987 et ne s'en remettra probablement jamais, ne pouvant aujourd'hui même plus vraiment être considéré comme une superpuissance économique, la Chine est sur le chemin inverse. Deuxième puissance économique aujourd'hui, son ambition est clairement d'accéder à la première marche du podium, ce qui devrait arriver d'ici peu.

Si la Chine est parvenue à sortir de la pauvreté, c'est en grande partie grâce à sa vaste population de travailleurs qui ont quitté les campagnes pour aller travailler dans des usines, au moment où le pays s'industrialisait et où l'Occident a décidé d'y installer toutes ses usines. Au fur et à mesure que le pays s'est enrichi, sa population aussi. Comme partout ailleurs, quand les classes moyennes augmentent, le secteur tertiaire aussi, et nombre d'anciens ouvriers rejoignent ce secteur. Un autre facteur important à prendre en compte est que, même si la politique de l'enfant unique a été assouplie dès 2013 et n'est plus appliquée depuis 2022, le taux de fertilité a continué de chuter, et la Chine a atteint son pic de population en 2020. Depuis, la population du pays baisse de plus en plus. Le pays est tellement peuplé que l'on peut considérer qu'il a "de la marge", mais le vieillissement de la population et la baisse de la population active se font déjà ressentir.

Mais à la différence des autres pays dont la population diminue, la Chine connaît toujours une croissance économique continue. Bref, il lui faut trouver une solution rapidement, et la robotisation en est une. Robotiser une partie de sa main-d'œuvre permettrait de protéger l'économie de la crise démographique qui approche.

Une question reste : pourquoi des robots humanoïdes ?

Bon, déjà, je pense que les robots humanoïdes ne représentent qu'une infime partie des robots conçus et fabriqués en Chine aujourd'hui, mais comme ils sont les plus visibles, ils donnent cette sensation d'omniprésence dès qu'on parle de robots chinois. Et je pense que ce n'est pas un hasard, comme nous le verrons dans quelques paragraphes.

Toutefois, je pense qu'il y a d'autres raisons à la prolifération des robots en Chine que la démographie. Et non, elles ne sont pas militaires ou policières.

Je fais un petit détour par ce côté-là, car je vois souvent des gens dire que montrer des robots mignons ou amusants est une façon de préparer la population à les accepter, mais que ces robots finiront ensuite par être utilisés comme outils de répression ou de violence. Ce n'est pas totalement faux, mais je pense que ce n'est pas totalement vrai non plus.

Donner une apparence "mignonne" aux robots est-il une façon de préparer la population à les accepter dans sa vie quotidienne ? Bien entendu, je vous renvoie à ce que j'ai dit plus haut au sujet des robots serveurs au Japon avec les dessin de petit chat sur leur écran (je vous en montrerai un la prochaine fois que j'en croiserai).

Mais le but final et caché est-il de les transformer en instruments de répression ou militaires ? Honnêtement, j'en doute. Attention, je parle ici de la Chine et de robots humanoïdes. Encore une fois, le robot a une connotation positive en Asie. Et surtout, je ne vois pas en quoi un robot humanoïde serait préférable à un soldat humain sur un champ de bataille. Le seul avantage que j'y vois est d'ordre moral. Un robot aura toujours envie d'aller au combat. Mais pour tout le reste, je vois plus d'inconvénients que d'avantages. Un robot coûte beaucoup plus cher qu'un humain. La maintenance d'un robot est bien plus compliquée (et donc plus coûteuse) que celle d'un humain. Un humain mort est une perte, un humain capturé est certes aussi une perte, mais il peut aussi représenter une charge pour l'ennemi. En revanche, un robot endommagé ou capturé peut permettre à l'ennemi de s'accaparer la technologie. Vous voyez où je veux en venir, je n'ai pas besoin de continuer la liste. Surtout que nous vivons à une époque où la guerre devient de moins en moins chère (cf. les drones), les États-Unis étant encore une fois l'exception. Mais leur complexe militaro-industriel est une part tellement importante de leur économie que les dépenses pour celui-ci ne peuvent qu'augmenter sans cesse, il en va de la santé économique de tout le pays. Et comme souvent, ce qui se passe aux États-Unis donne une fausse impression de ce qui se passe ailleurs (le soft power américain a vraiment bien marché sur les Européens pour cet aspect-là). De plus, l'une des forces de l'armée chinoise est son nombre. La Chine compte environ deux millions de soldats actifs (contre un peu plus d'un million aux États-Unis), mais si elle était impliquée dans une guerre majeure, une conscription pourrait faire monter ce nombre à plus de 300 millions ! Certes, c'est un nombre théorique. Je ne sais pas si la Chine a les moyens d'équiper, d'armer, de nourrir et de déplacer plus de 300 millions de soldats. Mais si une telle situation devait se produire, vous comprendriez pourquoi des robots seraient surtout une perte de ressources qui pourraient plus facilement être utilisées ailleurs.

Quant à l'utilisation de robots comme outil de répression contre sa propre population, je pense également que c'est un fantasme d'Occidental influencé par la science-fiction (comme pour les robots militaires) et par sa méconnaissance de la Chine. La machine de contrôle et de répression chinoise est bien rodée et je ne vois pas en quoi un robot, même humanoïde, pourrait être plus utile que les outils déjà en place, qui sont pour la grande majorité intangibles (le Web, le crédit social, etc.) ou simplement humains et non remplaçables par des robots. Une petite anecdote en passant. Dans mon université, il y a un nombre non négligeable d'étudiants chinois. Il y a aussi une rumeur, très certainement justifiée, selon laquelle certains de ces étudiants ne seraient pas des étudiants, mais des membres de la police secrète envoyés ici pour surveiller les vrais étudiants chinois et s'assurer qu'ils ne se japonisent pas trop. La paranoïa et l'impossibilité d'avoir totalement confiance dans son entourage font partie des meilleurs outils de surveillance. Un robot ne peut pas faire ça.

Alors, pourquoi des robots humanoïdes ?

Je vois deux raisons principales. (il y en a probablement d'autres)

Premièrement, une raison purement pratique et logistique. Si les robots sont amenés à remplacer progressivement les humains dans certains secteurs de l'industrie, il est plus facile et moins cher de concevoir des robots adaptés aux infrastructures existantes que de devoir adapter ces dernières aux robots. Comme ces infrastructures ont été construites pour des humains, il est logique de construire des robots à leur image pour qu'ils puissent les utiliser et y travailler, surtout s'ils doivent travailler aux côtés d'humains. Un exemple simple : la manutention. Il n'y a pas besoin de changer les hangars, les boîtes, les couloirs, les escaliers, etc., si le robot remplaçant l'humain lui ressemble.

L'autre raison, et nous en arrivons enfin à ces jeux olympiques robotiques et aux autres vidéos de robots dansants, se battant au bâton, etc., que l'on voit de plus en plus souvent.

Il s'agit simplement de propagande.

Le robot humanoïde est perçu par presque tout le monde sur cette planète comme l'épitome de la robotique. En montrant au monde et à ses citoyens ce dont elle est capable dans ce domaine, la Chine donne un élan patriotique à son peuple et lance un avertissement au reste du monde. L'avancement technologique de la Chine, peu respecté jusqu'à présent (y compris par les Chinois il y a encore quelques années), est maintenant non seulement l'égal des autres pays riches, mais il les dépasse même dans ce domaine et probablement dans d'autres. C'est aussi une sorte de pied de nez (pour rester poli) à l'ennemi japonais dont les recherches en robotique humanoïde n'ont pas eu le succès espéré, et au concurrent américain qui a pris du retard dans le domaine, et dont les techs bros ont plusieurs fois été pris la main dans le sac à bidonner leurs présentations avec des humains pilotant des robots soi-disant autonomes (je ne doute pas une seule seconde que c'est aussi parfois le cas en Chine, mais pour l'instant, pas vu, pas pris).

En conclusion, pour les rares d'entre vous qui ont lu les plus de 3 000 mots ci-dessus, les motivations derrière la recherche robotique et les usages planifiés des robots humanoïdes en Chine ne sont pas forcément ceux que l'Occident imagine, ni similaires aux motivations d'autres pays. Il est surtout question de maintenir la compétitivité de son industrie malgré la crise démographique à venir, ainsi que de faire du soft power envers le reste du monde.

Pour finir, je vous avais parlé au début d'un professeur de robotique dont je suis très fan et qui est probablement l'un des meilleurs pédagogues que je connaisse dans ce domaine et qui a une présence en ligne.

Il s'agit du Dr Christian Hubicki, professeur en robotique à Florida State University. Il a un compte Bluesky et Instagram, mais c'est surtout sa chaîne YouTube qui est la plus instructive.

Christian HubickiDr. Christian Hubicki is a robotics research scientist, lab director, tenured professor at Florida State University. Christian’s lab’s research focuses on controlling robots that walk and run, which has been honored by engineering organizations internationally. He has a passion for public communication of robotics and science, demystifying robotics news, and delivering public talks across the country to all ages and backgrounds.YouTube

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui.

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À très bientôt.

David

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